Tous ces fils entremêlés m'emprisonnaient. Tous ces noeuds si difficiles à défaire. Ces fils qui me coupaient la circulation du sang. Tout cela ne m'était plus supportable. Un ciseau s'il vous plait un ciseau. Et il est apparu le ciseau. Si fin si tranchant. Rouillé. Ma main le saisissait. Ma main tremblait tellement fort. Et j'ai coupé par soubresauts tous ces fils qui me gênaient. A chaque fois que les fils tombaient autour de moi ma peau semblait se craqueler, le sang voulait sortir, se libérer lui aussi des veines qui l'emprisonnent. Et les fils, tels des serpentins meurtris, décorent maintenant le sol si blanc. Et je suis rouge, rouge de mon sang, la peau tiraillée.
Ne pas dire qu'il est simple de couper les fils autour de soi. Le courage de le faire ; voila ce qu'il faut avoir.